L'éducation: un investissement rentable
(Cliquer sur la question-titre pour lire le texte préparatoire.)
Le gel des frais de scolarité est-il la solution?
Comment rendre l’éducation supérieure plus accessible?
Les prêts et bourses sont-ils équitables pour les régionaux?
Un premier défi en terme d’éducation consiste à permettre la plus grande accessibilité possible à l’éducation supérieure pour l’ensemble des Québécois et des Québécoises. Il y a un débat important sur les frais de scolarité depuis de longues années au Québec, à l’effet de geler ou non ces frais. Nous ne voulons pas minimiser ce débat, mais nous croyons qu’il ne s’agit pas là du problème le plus important. Pour nous, il faut avoir une approche plus globale. D’abord, il faut savoir que les frais de scolarité sont bien loin d’assumer l’ensemble des coûts des études universitaires. Ainsi, selon les programmes, il peut en coûter même plus de 100 000 $ par année, par étudiant!
Le système actuel de prêts et bourses ne prend pas suffisamment en compte les frais de logements de nourriture, de transport et autres des étudiants qui doivent étudier à l’extérieur de leur milieu. Les sommes que l’on exige comme contribution parentale des étudiants sont beaucoup trop élevées pour une bonne partie de la classe moyenne et obligent leurs enfants à faire plus d’heures de travail rémunérées qu’ils ne devraient en faire.
Cela est d’autant plus vrai pour les régionaux, qui, on le sait, doivent assumer des coûts plus importants étant donné la distance entre le lieu d’études et la résidence parentale.
Par ailleurs, nous devons pouvoir bénéficier de mesures variées en ce qui concerne le remboursement des dettes d’études. Parmi ces mesures, on peut penser à un remboursement en fonction du salaire à la sortie des études et à l’obligation de rembourser une partie des coûts assumés par l’État dans le cas d’un étudiant qui quitterait le pays immédiatement après ses études pour travailler à l’extérieur.
Avant de prendre une décision finale, il doit y avoir un vaste débat entre les étudiants, les parents et l’État afin de déterminer comment on peut rendre l’éducation supérieure plus accessible et de meilleure qualité?